C'est le départ, enfin, ça fait deux mois que j'y pense sans y penser, mais que la pression monte, on imagine beaucoup de choses, mais on sait que ce sera different. Je prends ce départ comme un soulagement... Je sais que ce sera dur, c'est une des facette de l'aventure qui me motive le plus, car on se souviens rarement de ce qui a été facile, je fais ce voyage pour faire un film bien sûr, mais bien avant celà, pour me connaitre un peu plus, affronter mes peur et mes limites, pour gagner en séreinité, tout simplement pour vivre.

Mon père nous emmène en voiture en dehors de Lyon pour facilté le départ. Et nous voilà tout de suite face à la réalité : nous sommes trois hommes, chargés jusqu'à la tête et on fait du stop... on a des envies plein les yeux, et une bonne humeur qui fait du bien, mais personne ne nous prend.

Nous somme à St Rambert, l'idée de départ est d'aller en direction d'Aurillac pour le festival de rue. Celà nous laisse deux jours... on y croit... mais voila personne ne nous prend. Je n'avais jamais fait de stop, on adopte vite la psychologie de l'autoqtoppeur : on juge tout ceux qui passent, pour l'instant on s'amuse de leur ignorance, de leur fausses excuses et même de leur mensonges, je devrais plitôt dire de leurs peurs. Une heure passe... Un jeune nous accèpte finalement dans ce qu'il appel "son bordel", ce'st vrai que l'on ne sait pas trop où mettre les pieds, mais ça fait du bien d'avancer... hihi... Douze malheureux kilomètres plus loin, il nous pose près d'une centrale electrique qui fait un étrange bruit toutes les deux minutes. Il est déjà trop tard pour espéré aller plus loin, le gars nous a dit que l'on trouverais facilement un coin où dormir par ici (ça ne crain pas trop). On débale nos tentes pour la première fois, on s'installe et on se pose les premières questions sur le film... Ce sont des questions pratiques : comment créer des rencontres, comment va t-on progresser malgrer malgré nos handicaps. Sur ce on va se coucher... pas pour longtemps... L'orage qui menaçait est finalement en train de nous tomber dessus, les tentes que l'on a choisit pour leur poids (1,4 Kg) prennent l'eau de partout... et comme elle ne sont faite que d'une seule couche, le moindre contact avec la paroie fait ruisseller l'eau à l'intérieur. Dans le noir, on contrôle le matériel, on utilise nos coupe-vent pour se protéger des endroits déjà trempés et on esaye de dormir sans trop bouger... vivement demain...