On commence à remonter vers Lyon, même si nous n’avons pas encore de nouvelles du passeport de Choi.

Nous prenons le train jusqu’à Nîmes pour aller plus vite puis le bus en direction d’Uzès : autant dire au fin fond du monde… dans le bus, Choi accoste un vieil algérien au visage buriné pour « provoquer » la rencontre… Un peu violent à mon goût, mais le gars à l’air intéressant. Il se prend vite au jeux du « dernier voyage » et se confie à Arnaud. Le problème c’est le bruit du bus. Il rend impossible la captation du son témoin indispensable pour le doublage…

Choi est très désappointé, car l’homme se confie et livre des choses intéressantes, mais il n’y a que Arnaud qui en profite. La rencontre provoquée trop vite, Arnaud n’a pas pu faire attendre la discussion… même si on boira un verre avec lui après. Tout à déjà été dis… hors caméra.

Nous arrivons à Uzès un peu dépité. On profite de la relative beauté du lien pour faire des plans d’errance, rien de très convainquant ! Le film n’avance pas vraiment et les doutes reviennent.

Le soir, nous lorgnons sur le parc public pour dormir à l’arrache mais il y a des gens qui squats l'entrée. Il fait nuit. On ne sait pas trop où dormir. On fini par s’approcher et découvrir une bande de jeunes un peu « bab », un peu rigolo, pas méchant du tout, que l’on décide de suivre au fond du parc pour faire un feu et en même temps quelques images qui font du bien. On dormira à la belle étoile, le temps est avec nous.