On est toujours devant la pizzeria, il faut encore espérer trouver une voiture.

CA Y EST ! un type qui nous a vu la veille prend pitié de nous et s’arrête. Il a un van dans lequel il n’y a pas de siège à l’arrière… Le voilà qui roule vite, trop vite ! De plus en plus vite : à 130 km/h dans les virages, il double n’importe comment et il fume du shit… Mais : «  il est pressé » Choi et Arnaud qui étaient à l’arrière ont vraiment eu peur. nous avons fait 25 km en quelques minutes et nous nous arrêterons en vie. Le temps de reprendre nos esprits et nous ferons quelques courses pour manger un peu… On traverse le village, on commence à avoir l’habitude de porter nos sacs et on cherche un coin avec de la place pour s’arrêter. On attend encore. On a trouvé une bonne place mais les gens roulent vite. Un type s’arrête, alors, on se précipite avec les bagages pour se rendre compte qu’il s'était arrêté juste pour téléphoner. C’est une infirmière qui nous prendra : voiture jaune pétante et des peluches de partout à l’intérieur… toujours de petites distances. On s’est arrêté près d’un grand rond point où il y a déjà deux types qui font déjà du stop. On fera quelques images le long d’une sorte de canal et près d’une maison abandonnée, en attendant que la place se libère. Nous ne comptons même plus les temps d’attente à chaque stop, sinon on déprimerait…

Une femme s’arrête, bizarre elle ne fini pas ses mots et elle refuse d’ouvrir le coffre de sa voiture pour les bagages car elle ne veut pas défaire sa ceinture ! On fera à peine 3 kms. Elle est complètement stone, elle flippe à mort. Nous voilà près d’une auberge de routier, le soleil se couche. On n’a pas envie de passer la nuit dans ce coin, il est impossible de planter une tente.

Bien plus tard, un van passe dans l’autre sens et s’arrête quand même. Il nous demande ou on va. On lui explique que l’on veut juste rejoindre l’autoroute qui se trouve à 7 Kms pour faire du stop. Le gars très sympa fait demi-tour et accepte de nous emmener. Nous sommes agréablement surpris et on profite du couché du soleil pour filmer un peu la route. Il nous pose près du péage qui mène à l’autoroute en direction de Lyon et du Sud. La nuit est tombée depuis déjà longtemps, toujours le même manège : des voitures toutes vides qui te disent qu’ils ne vont pas dans ta direction ou qui t’ignorent tout simplement. La nuit devient longue, on ne peut pas dormir.

Ce n’est qu’à 2h du mat qu’un camionneur nous prendra. Il va a Lyon, nous sommes vraiment content… C’est bien pour nous, on peut faire des images différentes, le chauffeur à l’air sympa mais il écoute du Rn’B à fond… Il ne cesse de couper les chansons et se met à parler de plus en plus. Nous nous regardons de temps en temps car on hallucine : c’est le cliché du routier ! Il a un humour gras et un rire barbare, il nous raconte des histoires invraisemblables et de plus en plus limites. A 90 km/h c’est long et le voyage s’éternise… Pour finir, il ne passe pas dans Lyon , il passe juste par le périphérique, il nous laissera donc sur une aire à 12 Kms de Lyon. Si près du but ! sniff. De plus, personne ne passe par cette maudite aire, trop proche de lyon.

C’est donc à 7H du mat. Qu’un ouvrier en peinture nous posera près de la cité internationale. Enfin à Lyon ! Cette journée nous a un peu brisé, il faut penser à la suite et dormir un peu.