Trois jours passés au bord du lac. On fait jouer Choi, c’est tantôt muet, tantôt burlesque, encore des séquences qui ont des tonalités différentes. Le film risque d’être un immense patchwork, j’ai pas trop envie de me prendre la tête, on verra au montage comme on dit souvent.

On a fini par rencontrer un type qui vit depuis 15 ans au bord du lac, en vendant des statuettes du monstre. Il a un camion dans lequel il vit, ça aurait pu être très intéressant mais la rencontre à lieu plus ou moins hors caméra et je n’ai pas l’impression que l’on ai tiré le meilleur de cette rencontre. Tant pis.

Petit bilan de santé : Choi a maigri, ses caleçons sont lâches, Arnaud a du mal a supporter le fait qu’on ne se lave pas (plus de 10 jours sans vraie douche) et est couvert de boutons depuis hier car les environs du lac sont infestés de petits insectes qui piquent chaque nuit. Quant à moi, physiquement ça va, aujourd’hui on était encore en tee-shirt, je n’ai pas encore eu à me soucier de vrai froid. Par contre, j’ai le moral variable, c’est un peu le baromètre du film, quand le film avance bien , j’ai tout de suite la pêche et une bonne humeur, mais malheureusement je n’ai pas trop eu se sentiment ces jours. On utilise mal le temps que l’on a. Choi est souvent sans idées et les conditions difficiles font le reste. On a tous des retenues et on se rend compte que cela n’a pas de sens. Je continue à me dire que c’est de tout façon le seul moyen de faire un film différent, c’est de faire tout ça. L’avenir nous le dira. J’espère juste que je profiterais plus de l’Islande que de l’Ecosse, il faut dire que nous ne sommes pas vraiment dépaysé.