CARNET DE VOYAGE (32) Damien
Par pascal gaze, mardi 19 septembre 2006 à 15:55 :: ROAD MOVIE (GBsuite) :: #114 :: rss
Mardi 19 septembre
Nous avons toute la journée pour ramener la voiture, donc on ne se lève pas très tôt, c’est agréable, il fait beau alors on fait un peu les touristes et on filmera Fred qui est un personnage attachent et sincère. Depuis peu, on film les gens face caméra, comme si ils s’adressaient à Arnaud et on leur pose 3 questions. On ne sais pas trop ce que l’on pourra en faire, mais les réponses de Fred nous laisse penser que ça peut être bien.
Question 1 : Que ferais-tu si tu gagnais au loto ? Question 2 : Que ferais-tu si tu apprenais qu’il ne te reste que 3 mois à vivre ? Question 3 : Si tu n’avais qu’une phrase à dire à un enfant que lui dirais-tu ?
Le soir, on profite que Fred connais bien Londres pour qu’il nous emmène filmer des buildings. On rendra la voiture le plus tard possible. Je suis le seul à pouvoir conduire de nuit donc c’est Choi qui filmera. J’espère que se sera bien. C’est toujours un peu difficile de déléguer la caméra. Il a un bon sens de l’image mais il n’a pas l’habitude pour stabiliser les mouvements en voiture. On repasse chez Laurène pour poser Fred et dire au revoir. Je m ‘en doutais, on s’attarde. J’essaye de speeder tout le monde car je n’aime pas être stressé par le temps… L’aéroport de Gatewick où nous avons louer la voiture est à 45 min de route… Mais voilà finalement on part au dernier moment et voilà que l’embranchement pour l’aéroport est fermé et que l’on prend une diversion assez longue. J’accélère et nous arrivons à l’aéroport vers 23h50. On ne sait pas dans quel terminal il faut aller. On choisit le nord et on trouve rapidement les locations de voitures mais tout semble fermé ! Il y a tout de même un parking qui s’ouvre automatiquement quand on présente la voiture. Il est 23h58, on se dit ouf, pile poil… Mais voilà s’était effectivement fermé, il n’y a qu’un interphone avec un numéro bizarre et personne pour prendre les clefs de la voiture. Je m’y colle, j’appel et on me dit d’aller au terminal sud. On va pas y arriver avant minuit c’est sûr, faut espérer un peu de clémence pour ne pas payer une journée supplémentaire. Le problème c’est qu’à la sortie du parking il y a encore des barrières et un code ! Choi et Arnaud me pousserons a faire un truc qui aurait pu très mal finir : on est passé par dessus le trottoir à côté de la barrière et là, il y a eu un gros bruit de frottement. J’espère qu’ils ne regarderont pas sous la voiture quand on va la rendre… On fini par arriver, ouf, le gars fait pas de problème pour le retard. On lui rend les clefs et il ne regardera même pas la voiture. Ça c’est fait, je suis rassuré, un poids en moins. On passera la nuit dans l’aéroport, le vol est à 7h30. C’est donc une nuit blanche qui nous attend et pas la meilleure. On a passé beaucoup de temps à organiser nos sacs pour n’avoir aucun objet interdits dans nos bagages à main car en ce moment, les règles britanniques se sont durcies dues aux menaces terroristes. Il faut dire que nous avons vraiment des looks bizarre, on est pas rasé et on a des jeans déchirés. On ne passe pas inaperçu avec notre mallette et le pied qui ressemble à une arme. On tournera la séparation de Choi et Arnaud un peu comme on peu car c’est interdit de filmer dans l’aéroport et voilà qu’il est temps d’embarquer… Il y a des fouilles mais il y a désormais des petits contenaires dans lesquels les sacs qui partent en cabine doivent passer sinon c’est retour à la queue pour enregistrer un bagage supplémentaire pour la soute. Il y a au moins 1000 personnes qui attendent comme nous pour les passages de sécurité et voilà qu’une jeune s’en prend à nous et s’acharne pour que nous plions le réflecteur, ce qui est impossible. La valise dépasse de 2 cm et c’est la polémique. On doit vraiment avoir de sales gueules. J’arrive à amadouer un gars plus sympa qui comprendra que je n’ai pas envie que la caméra soit balancer dans la soute et Arnaud fera mille efforts pour que son petit sac se bourre enfin dans leur timbre poste… On se sent vraiment abusé, on vient de passer un mois a tout faire hors des normes et voilà que le système nous écrase à nouveau avec ses règles et ses limites, avec son inhumanité et son conformisme. Décidément le départ en Islande n’est pas facile… Mais il faut passer par là. On arrive enfin dans l’avion, on se dit qu’on est tranquille, mais non ! Une hôtesse viens nous voir et demande à l’un d’entre nous de sortir de l’avion … ? je descend, on m’emmène à proximité d’une camionnette, je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Un type ouvre la porte et je vois le sac de Choi. Le gars me dis qu’on a une bouteille de camping gaz… Je l’avais oubliée celle-là ! J'ouvre de sac, je fais mille excuses et j’ai droit à un sermon : ça peut exploser… bref, c’est pas trop grave mais j’ai hâte de partir d’ici en espérant que l’Islande soit plus accueillante que l’Angleterre.
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