Mosteiro de Sao Vicente da Fora

azurelos

Feira da Ladra à Campo de Santa

Alfama !!!!!

"J’écris en m’attardant sur les mots, comme devant des vitrines où je ne verrais rien, et ce qui m’en reste, ce sont des demi-sens, des quasi-expressions, telles les couleurs d’étoffes à peine aperçues, des harmonies entrevues et composées de je ne sais quels objets."

Fernando Pessoa

Miradouro de Santa Catarina

"On a sans doute écrit des milliards de pages sur l'amour, et des millions de personnes appartenant à toutes les cultures ont fait et font toujours l'expérience de ce sentiment, mais l'essence même de l'amour demeure aussi mystérieuse qu'à l'époque d'Homère ou de Sapho."

Jim Harrison, En Marge

Electrico E28 !!!

"Bref, assis dans ma cour je songeais à la nature de ce bourgeonnement sauvage qui se produisait sous mes yeux, j'écoutais le bouillonnement de la rivière sur les pierres et le sable, je comptais dix-neuf espèces d'oiseaux autour de la mangeoire et j'essayais vainement de me rappeler les détails d'un article sur le génome humain publié dans le supplément scientifique du New York Times. Puis, toujours assis dans ma cour, je suis sorti hors de mon corps et j'ai vu la nature génétique de toutes les plantes, des arbres, des buissons, des deux chiens et du chat, le nature génétique de l'eau vive elle-même ainsi que la terre sous mes pieds, qui selon E.O. Wilson abrite un milliard de bactérie sur chaque cuillère. C'était bien sûr impossible, mais cette vie cellulaire du monde naturel se manifestait clairement à mes yeux, si bien que le paysage entier scintillait et vibrait de toute cette vie infinitésimale. Sans aucun doute possible, je vivais une transe où ma conscience rationnelle avait passé la main, même si au sommet de mon crâne je ressentais une pointe froide de peur animale à l'idée d'être aspiré dans un univers que je n'avais pas très envie de visiter."

Jim Harrison, En Marge

" Quelle est la nature de ces objets bien-aimés, tellement imprégnés de nos émotions qu'ils deviennent indissociables de nous jusqu'à notre mort ?"

Jim Harrison, En Marge

un jardin potager populaire en pleine ville, calçada do monte horta-popular.blogspot

une adresse en or pour résider quelque temps à Lisbonne, c'est chez Magic'Maria !!!!!

micasaemlisboa

urbanpartner-micasaenlisboa

son blog : mividaenlisboa

(et pour manger : O Piteu)

(petit aparté catalan)

Ling

LaFabrica

Feriche Black

"S'il est un fait étrange et inexplicable, c'est bien qu'une créature douée d'intelligence et de sensibilité reste toujours assise sur la même opinion, toujours cohérente avec elle-même. Tout se transforme continuellement, dans notre corps aussi et par conséquent dans notre cerveau. Alors, comment, sinon pour cause de maladie, tomber et retomber dans cette anomalie de vouloir penser aujourd'hui la même chose qu'hier, alors que non seulement le cerveau d'aujourd'hui n'est déjà plus celui d'hier mais que même le jour d'aujourd'hui n'est pas celui d'hier ? Être cohérent est une maladie, un atavisme peut-être ; cela remonte à des ancêtres animaux, à un stade de leur évolution où cette disgrâce était naturelle. Un être doté de nerfs moderne, d'une intelligence sans œillères, d'une sensibilité en éveil, a le devoir cérébral de changer d'opinion et de certitude plusieurs fois par jour."

Fernando Pessoa

"Quand je me sens vulnérable, j'aime prendre ma voiture et partir vers une ville lointaine, distante d'au moins quelques centaines de kilomètres des trois modestes lieux où vit ma famille ; là, j'aime descendre dans un motel banal et quelque peu déprimant en ayant l'agréable conviction que je ne connaîtrais pas âme qui vive dans l'annuaire téléphonique local. Et que mon propre téléphone ne sonnera pas, sinon en cas de malheur, car mon épouse sait très bien pourquoi j'affectionne ces chambres anonymes. Là, je me dépouille de mes systèmes de survie et il y a de fortes chances pour qu'au bout d'un jour ou deux je découvre l'étiologie de ce qui me tracasse, sans jamais oublier que la vie examinée à la loupe ne mérite pas d'être vécue. Le plus souvent, rien de particulier ne me tracasse, du moins rien qui ne soit aussitôt rectifiable, rien d'autre que le besoin de faire un pas de côté loin de ma vie pendant un ou deux jours et de marcher en pays inconnu. Peu après l'aube, équipé d'une carte de la région, je me promène dans les champs déserts, les canyons, les bois, mais de préférence près d'un torrent ou d'une rivière, car depuis l'enfance j'aime leur bruit. L'eau vive est à jamais au temps présent, un état que nous évitons assez douloureusement. J'ai toujours privilégié les lieux sans qualités pour des raisons d'anonymat. Et que l'on soit en pays inconnu, même modestement inconnu, hausse le niveau de l'attention, peut-être pour des raisons génétiques. Qui vient ici ? Pas grand monde."

Jim Harrison, En Marge

"Ils vivent dans le monde consensuel des garderies, du sport, des portefeuilles d'actions, des spécialistes médicaux, de l'enfermement, de l'ergonomie, des niaises obsessions portant sur la pollution de l'air et les cigarettes (seulement dans leur voisinage immédiat). C'est une version de l'existence beaucoup plus proche des prophéties de Huxley que celles de George Orwell. Imaginez une discussion où l'on se demande sérieusement si trente-cinq heures hebdomadaires de télévision sont vraiment nuisibles aux petits crétins qu'ils élèvent. Bah... J'ai passé ma vie à répondre à la question accusatrice : "Et si tout le monde faisait comme vous ?" par cette réplique imparable : "Les poètes sont le pouls de la blessure qui sonde l'autre côté", comme l'aurait fait Garcia Lorca."

Jim Harrison, En Marge

" L'apitoiement sur soi est sans doute la plus dommageable des émotions frelatées. Vous vous vautrez avec délectation dans votre bain de boue intime, votre chimie cérébrale est une soupe lyophilisée de regrets insincères."

Jim Harrison, En Marge

"Lors de tel voyages solitaires sur la route, vous voyez avec clarté des pans entiers de votre existence défiler dans un décor non conditionné et inhabituel. Vous refuser de penser une chose que vous avez déjà pensée et cette tactique semble rafraîchir les neurones et les synapses, car des images nouvelles naissent alors du passé ainsi que de la vie non vécue avant votre naissance. Il s"agit en quelque sorte d'un jeu mortel. Bien sûr, votre propre existence est votre histoire la plus véridique et elle vous aveugle à moins d'être lourdement remaniée. Vous pouvez aussitôt éliminer toutes les routines qui, malgré leur caractère réconfortant, ont toute la banalité d'une carte de voeux. A elle seule, cette réduction vous débarrasse des neuf dixièmes de votre vie."

Jim Harrison, En Marge

Elevador Santa Justa

" Les clubs de strip-tease vous proposent une parodie souvent délicieuse de ce qui vous attend si vous avez le temps et le désir de séduire quelqu'un, ou de vous laisser séduire. En de rares occasions et en des lieux très particuliers, les danseuses ont un talent exceptionnel. Mais elles semblent parfois tellement bourrées de calmants qu'elles trébuchent même sur les billets de banque placés sur la scène par des hommes d'affaires corpulents et par des hommes plus jeunes qui, ayant enfin résolu leurs problèmes dermatologiques, deviennent des inconditionnels de cette exhibition publiques de parties génitales entrevues ou bien, stricto sensu, de ces souris humides et frétillantes qui tentent d'échapper au piège du string moulant. Lors de certaines occasions rarissimes, vous contemplez la beauté authentique, un mariage de danse et de nudité si enthousiasmant que le souffle ralentit, le coeur est frappé de cette tachycardie de la vraie lubricité, et voici le genre d'émoi qui peuple soudain l'univers tout entier, le nec plus ultra du désir que les meilleurs poètes de ce monde chantent depuis cinq mille ans."

Jim Harrison, En Marge

"Tous les deux ou trois ans je retombe sur une citation d'une lettre de Rilke, la dernière fois dans le livre étonnant de Richard Flanagan intitulé Death of a River Guide : "C'est au fond le seul courage qui soit exigé de nous : avoir le courage de regarder le plus étrange, le plus singulier et le plus inexplicable dans ce qui s'offre à nous. Le fait que de ce point de vue, l'humanité se soit comportée avec lâcheté a causé un sort irréparable à la vie tout entière ; les expériences que nous qualifions de "visions", ce qu'on appelle le "monde des esprits", la mort, toutes ces choses qui nous sont si proches et que nous évitons quotidiennement ont été éliminées de la vie au point que les sens grâce auxquels nous pourrions les appréhender sont atrophiés. Sans parler de Dieu." Je sais désormais sans l'ombre d'un doute que la nature de cette citation de Rilke est ce qui a aiguillonné ma curiosité et mes recherches concernant un grand nombre de culture du tiers-monde, de l'Afrique au Brésil en passant par l'Equateur, le costa Rica, le Mexique, ainsi que ma très vieille passion pour nos propres cultures autochtones américaines. C'est simplement la peur de rater quelque chose. S'initier en profondeur à une autre culture est un processus très long et lent et aucun cadeau ne sera fait au niveau spirituel tant que ce cadeau ne sera pas en vous, prêt à être ouvert. Depuis vingt ans on assiste à une débauche de shopping spirituel qui, bien que compréhensible, charrie avec lui et épouse de manière désastreuse le sens du temps dévoyè par notre culture, où la vitesse est en définitive la seule chose qui compte. On cède à une impatience fatale, au désir d'accumiler le plus vite possible les "coups" spirituels et de poursuivre avec la même répugnante mentalité. Cette tare inclut un grand nombre de voyages organisés dans une optique "écolo" ou "ethno" ainsi que les aspects comiques de faux chamans qui vendent des "visions de pouvoir" acquises en trois heures pour quelques centaines de dollars."

Jim Harrison, En Marge

« Nous avons tous deux vies : La véritable, qui est celle que nous avons rêvée pendant l’enfance, Et que nous continuons à rêver, adultes, sur fond de brume ; La fausse, qui est celle que nous vivons dans la vie partagée avec d’autres, Qui est la pratique, l’utile, Celle dans laquelle on finit par nous mettre dans un cercueil. Dans l’autre il n’y a pas de cercueil, pas de mort. Il n’y a que les illustrations de l’enfance : De grands livres colorés, pour voir, pas pour lire ; De grandes pages de couleurs pour s’en souvenir plus tard. Dans l’autre nous sommes nous-mêmes, Dans l’autre nous vivons ; Dans celle-ci nous mourons, c’est là ce que vivre veut dire. En ce moment, aux prises avec cette nausée, je ne vis que dans l’autre… »

Fernando Pessoa

" Rouler sans destination précise. Explorer des routes où l'on n'est jamais allé. Découvrir des paysages différents, des villes et des villages inédits. Parler à des gens qu'on n'a jamais rencontrés, surtout ceux qui ignorent tout de vos motifs et de votre identité. Faire semblant d'être un espion à la solde du pays de son propre esprit."

Jim Harrison, En Marge

" J'ai besoin d'entendre une serveuse me parler de ses problèmes avec sa Plymouth 1985. J'ai besoin de voir une jeune fille en robe verte remplir elle-même son réservoir d'essence par un après-midi torride du Nebraska. J'ai besoin de rendre visite à des clubs de strip-tease paumés où les femmes sont presque aussi moches que moi. J'ai besoin de l'insécurité des tempêtes de neige ou d'une voiture surchauffée quand il fait trente-neuf degrés à l'ombre dans le Kansas, de l'insécurité du coeur et de l'esprit tâtonnants loin de leur milieu habituel. Il est trop facile d'être sûr de soi, trop facile de savoir à tout instant ce qu'on fait, trop facile d'emprunter sans cesse le même chemin jusqu'à ce qu'il devienne une profonde ornière qui bientôt devient à son tour une tranchée insondable où vous ne voyez plus rien au-dessus du bord."

Jim Harrison, En Marge

« Je me trouve dans un tram, et j’examine lentement, à mon habitude, tous les détails concrets des personnes qui se trouvent devant moi. Pour moi les détails sont des choses, des mots, des lettres. Cette robe que porte la jeune fille assise en face de moi, je la décompose en ses divers éléments : l’étoffe dont elle est faite et le travail qu’elle a demandé – puisque je la vois en tant que robe, et non pas comme simple étoffe ; la fine broderie qui borde le ras du cou se décompose à son tour : le galon de soie dont on l’a brodée, et le travail qu’a demandé cette broderie. Et immédiatement, comme dans un ouvrage primaire d’économie politique, se déploient sous mes yeux les usines et les activités diverses – l’usine où l’on a fabriqué le tissu ; l’usine où l’on a fabriqué le galon, d’un ton plus foncé, qui a servi à orner, de petites choses entortillées, l’endroit qui fait le tour du cou ; et je vois les ateliers dans les usines – machines, ouvriers, cousettes – , mes yeux tournés vers le dedans pénètrent dans les bureaux, je vois les directeurs chercher un peu de calme, et je surveille, dans les registres, la comptabilisation de chaque chose ; mais je ne m’arrête pas là : je vois, au-delà, la vie familiale de ceux dont la vie quotidienne s’écoule dans ces usines et dans ces bureaux… Le monde entier se déroule sous mes yeux, du seul fait que j’ai devant moi, au-dessous d’un cou brun, qui de l’autre côté supporte je ne sais quelle tête, une bordure, irrégulièrement régulière, d’un vert sombre sur le vert plus clair de la robe. La vie sociale tout entière gît sous mon regard. En outre, je devine les amours, les cachotteries et l’âme de tous ceux qui ont œuvré pour que la femme qui se trouve là, devant moi, dans un tram, porte, autour de son cou de mortelle, la sinueuse banalité d’un galon de soie vert sombre se détachant sur un tissu d’un vert plus clair. J’ai le vertige. Les banquettes du tram, garnies de paille aux brins alternativement plus fins et plus robustes, m’emportent vers des régions lointaines, se multiplient en industries, ouvriers et maisons d’ouvriers, existences, réalité – tout. Je descends du tram, épuisé, somnambulique. J’ai vécu la vie tout entière »

Fernando Pessoa

« Je ne sais qui je suis, quelle âme je possède. Si je parle avec sincérité, je ne sais de quelle sincérité il s’agit. Je suis diversement autre d’un moi dont je ne sais s’il existe (ni s’il est ces autres). J’éprouve des croyances que je n’ai pas. Je subis le charme de désirs que je répudie. Mon attention, perpétuellement concentrée sur moi-même, me dénonce perpétuellement des trahisons de l’âme envers un caractère que peut-être je ne possède pas, et que peut-être elle ne m’attribue pas non plus. Je me sens multiple. Je suis comme une salle peuplée d’innombrables et fantastiques miroirs, qui gauchissent en reflets mensongers une seule réalité antérieure, qui ne se trouve en aucun d’eux, et pourtant se trouve en tous. De même que le panthéiste se sent arbre ou fleur, de même je me sens différents êtres à la fois. Je me sens vivre en moi des vies étrangères, de façon incomplète, comme si mon être participait de tous les hommes, mais incomplètement de chacun d’eux, grâce à une somme de non-moi synthétisés en un seul moi postiche »

Fernando Pessoa

"Quand on part, on laisse souvent beaucoup de choses derrière soi. C'est aussi simple que ça. Et quand on revient, toutes les saletés ont disparu en ton absence, parce que c'était toi qui les maintenais en vie."

Jim Harrison, En Marge

Covento do Carmo

museu do Chiado

"Des années plus tard, lorsque j'ai lu la phrase de R.D. Laing : "L"esprit dont nous sommes inconscients est conscient de nous", ma mémoire a aussitôt convoqué cette expérience du peyotl."

Jim Harrison, En Marge

Chiado

"S'ils sont trop chic comme à New York ou lors de mon unique séjour à Las Vegas, je ne me sens pas chez moi. J'ai l'impression d'être dans la peau d'un miteux scribouillard parmi tous ces hommes rutilants qui exhibent leurs paquets de fric gagné au jeu ou à la Bourse. L'air est excessivement désodorisé, le décor aussi rupin que la réception d'un palace. Les videurs portent le smoking et vous donnent du "monsieur". Les nichons ont tendance à être artificiels, de petits ballons bien dodus. Les filles sont des gymnastes olympiques qui arborent un léger excès d'entraînement sportif et qui ont toute la spontanéité des candidates à un concours de beauté. Et puis parfois, ces filles sont tout simplement trop belles, trop parfaites à la manère des dix mille starlettes anonymes qui déambulent à Hollywood, Westwood, Beverly Hills et Santa Monica. On soupçonne l'androïde, une cire miraculeuse et ambulante due au génie de Madame Tussaud. Peut-être que dans leurs appartements elles n'ont même pas besoin de w.c. ! En public, elles semblent manger de la laitue et des légumes crus ; comme les soeurs de Jeannot Lapin, peut-être laissent-elles seulement de minuscules crottes à peine visibles parmi les fourrés."

Jim Harrison, En Marge

Miradouro da Senhora do Monte

« De là vient l’habileté que j’ai acquise à suivre plusieurs idées à la fois, à observer les choses autour de moi et, en même temps, à rêver à des sujets totalement différents ; me trouver en train de rêver un soleil couchant réel, sur un Tage bien réel, et en même temps rêver d’un matin imaginaire sur un océan Pacifique tout intérieur ; et les deux choses rêvées s’intercalent sans se mélanger, et sans réellement confondre autre chose que l’état émotif différent que chacune d’elles provoque en moi ; et c’est comme si, tout à la fois, je voyais passer la foule dans la rue et sentais simultanément l’esprit de chacun en moi-même – ce qui ne pourrait se produire que dans une unité de sensation – , en même temps que je verrais les divers corps (il me faudrait bien, eux, les voir divers) se croiser dans la rue, dans un mouvement de jambes innombrables »

Fernando Pessoa

"D'habitude, la plupart d'entre nous sommes perdus dans les effluves étouffants de notre existence, ou dans les aménagements digne d'un zoo construits autour de notre vie comme autant de protections, fabriqués par nous-mêmes avec l'aide diligente de la culture. Il est très difficile de savoir quand il faut se faire la malle, prendre la poudre d'escampette, couper les ponts derrière soi, se glisser entre les barreaux de la cage ou de la prison. Peu de choses sont douloureusement simples, même lorsqu'on fait grand cas de la simplicité."

Jim Harrison, En Marge

" J’ai tout un monde d’amis au fond de moi, dotés d’existences personnelles, réelles, bien définies et inachevées."

Fernando Pessoa

à quelques kilomètres au nord... Sintra S'arrêter à la boulangerie Panisintra. Il y a une belle carafe remplie d'eau et de nombreux verres posés sur le comptoir. Ah ! Lisboa... On trouve des soupes réconfortantes à 1€. Les gens vous renseignent avec un grand sourire et en prenant leur temps. Souvent, une plaque commémorative sur une façade ou une statue dans un parc salue la mémoire d'un poète ou d'une poètesse. (encore un peu plus loin... Azenhas do Mar)

plus loin au sud... Praia de Comporta (Comporta Cafe)

"Bien sûr ces changements de comportement culturel et l'invention de multiples diversions font partie d'un système économique qui me dépasse. J'envisage ce système comme un bain dans une piscine anémiée, stérile, bondée, puant le chlore, en comparaison d'une délicieuse baignade dans un lac au fond des bois, la berge du lac bordée de nénuphars en fleurs où sont perchées de petites tortues, un ou deux hérons dans les grands pins ou dans l'eau peu profonde, quelques serpents d'eau parmi les massifs d'ajoncs, et quand vous plongez vous voyez les poissons qui se reposent immobiles sous les bûches dressées. Même les profondeurs obscures semblent séduisantes en comparaison d'une piscine, comme une promenade printanière sous la pluie dans les bois en comparaison d'une série télévisée où les gens se font descendre ou tabasser à New York ou Los Angeles tandis que des durs à cuire enchaînent d'insipides répliques soi-disant spirituelles."

Jim Harrison, En Marge

MUDE

« Je n’ai jamais rien fait que rêver. Cela, et cela seulement, a toujours été le sens de ma vie. Je n’ai jamais eu d’autre souci véritable que celui de ma vie intérieure. Les plus grands chagrins de mon existence se sont estompés dès lors que j’ai pu, ouvrant la fenêtre qui donne sur moi-même, m’oublier en contemplant son perpétuel mouvement. Je n’ai jamais voulu être rien d’autre qu’un rêveur. Si l’on me parlait de vivre, j’écoutais à peine. J’ai toujours appartenu à ce qui n’est pas là où je me trouve, et à ce que je n’ai jamais pu être. Tout ce qui n’est pas moi – si vil que cela puisse être – a toujours eu de la poésie à mes yeux »

Fernando Pessoa

au son du fado avec Cristina Nobrega (ou, quand les touristes sont partis, Joana Amendoeira accompagné par Mário Pacheco)

Misia

« C’est alors, au beau milieu de la vie, que le rêve déploie ses vastes cinémas. Je descends une rue irréelle de la Ville Basse, et la réalité des vies qui n’existent pas m’enveloppe tendrement le front d’un chiffon blanc de fausses réminiscences. Je suis navigateur, sur une mer ignorée de moi-même. J’ai triomphé de tout, là où je ne suis jamais allé. Et c’est une brise nouvelle que cette somnolence dans laquelle je peux avancer, penché en avant pour cette marche sur l’impossible »

Fernando Pessoa

Pois Cafe, o cafe autriaco (très cool)

Royale Cafe (mur végétal dans la cour)

BACALHOEIRO Colectivo Cultural, blog bacalhoeiro

Art in the Metro

Agencia 117 (Shopping Rua do Norte, Bairro Alto), Eldorado (Shopping Rua do Norte, Bairro Alto)

livinginlisbon

Teatro da Trindade (belle façade)

Blog Fado, Radio Fado, Maria Berasarte (vidéo), Fado Maior, Esquina de Alfama

Misia

A Vida Portuguesa (produtos antigos portugueses), Atírate ao Río (especialidades brasileiras à beira do Rio Tejo), Luca Bar Tapas ou MACARTEDELISBONNE de MICASAENLISBOA

LaPazClothing